Perspectives Posté sur 2021-03-08 08:53:44
Actions de l’OIE
En quête d’approches innovantes pour une gestion pérenne de l’urgence zoosanitaire
Mots-clés
Auteurs
D. Donachie (1)* & K. Hamilton (1)
(1) Service de la préparation et de la résilience, Organisation mondiale de la santé animale (OIE).
* Contact auteurs : d.donachie@oie.int
Ces experts ont convenu qu’il n’existe pas une réponse universelle à la question de la gestion de l’urgence, et qu’une gestion pérenne n’est pas chose facile, et ce, quelle que soit l’importance des ressources. Certaines approches innovantes peuvent néanmoins résoudre partiellement cette équation.
Parmi les modèles novateurs permettant une gestion plus résiliente de l’urgence on retiendra notamment les accords de partage de ressources humaines entre pays, les partenariats public/privé (par exemple une responsabilité partagée entre le gouvernement et le secteur de l’élevage), les nouveaux modèles d’évaluation et de prédiction utilisant les données climatiques et le big data, les mécanismes de mobilisation des ressources financières (notamment les fonds de réserve), les réseaux au sein desquels des réponses sont proposées (notamment dans le domaine de la recherche), les polices d’assurance, ou encore certains mécanismes qui permettent de suivre de très près le développement des vaccins et leur approvisionnement.
Les participants ont convenu que l’existence d’un plan d’urgence ne préjuge pas forcément d’un niveau élevé de préparation. Un plan doit être adapté aux objectifs : il doit répondre aux risques locaux et s’accompagner des ressources suffisantes (personnel formé en conséquence, équipement, financement). La capacité d’anticipation doit être régulièrement éprouvée au moyen d’exercices de simulation bien conçus et mis en pratique.
Les échanges au sein du réseau des Membres de l’OIE accroissent la résilience : les pays peuvent apprendre les uns des autres (lors de la conception des plans ou de la participation à des exercices faisant intervenir plusieurs pays), partager des ressources humaines pour répondre à une situation d’urgence, ou partager des connaissances dans le domaine de la recherche et du développement.
La collaboration entre les services de sécurité et les services vétérinaires pour prévenir et répondre à l’agro-criminalité et à l’agro-terrorisme est un exemple significatif de collaboration multisectorielle. Les sommes investies par les différents secteurs pour se préparer à ces menaces sont largement compensées par les bénéfices potentiels en termes socio-économiques, sanitaires et politiques. La capacité à se préparer doit s’intégrer dans un plan de gestion de l’urgence zoosanitaire qui prévoie de sensibiliser au maximum les différents acteurs, de définir les rôles et les responsabilités, de mettre en place des formations et des exercices communs, et de consulter les parties prenantes ainsi que d’autres organismes publics lors de la conception du plan.
Une approche multisectorielle est indispensable pour pouvoir faire face à tous les types d’urgence liés à la santé et au bien-être des animaux.
Tous les exposés présentés au cours de l’atelier peuvent être obtenus sous forme de fichiers PDF sur demande adressée aux auteurs. Ordre du jour de l’atelier (en anglais) |
http://dx.doi.org/10.20506/bull.2020.2.3141
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